LâIkigaĂŻ est un mot japonais dĂ©licat, presque chuchotĂ©.
Il se compose de iki (la vie) et gai (ce qui a de la valeur).
Autrement dit, lâIkigaĂŻ est ce qui rend la vie digne dâĂȘtre vĂ©cue.
Contrairement Ă ce que lâon croit souvent, lâIkigaĂŻ nâest pas seulement une carriĂšre idĂ©ale ou un objectif Ă atteindre.
Au Japon, il est avant tout un art de vivre, profondément ancré dans le quotidien.
Une philosophie née de la simplicité
LâIkigaĂŻ trouve ses racines dans la culture japonaise, notamment Ă Okinawa, une Ăźle connue pour la longĂ©vitĂ© et la sagesse de ses habitants.
Là -bas, on ne parle pas de réussite spectaculaire, mais de joie simple, de liens humains, de gestes répétés avec amour.
Avoir un ikigai, câest :
- se sentir utile
- se lever avec une raison douce
- prendre plaisir aux petites choses
- se sentir Ă sa juste place
Les 4 dimensions de lâIkigaĂŻ
LâIkigaĂŻ est souvent reprĂ©sentĂ© par lâĂ©quilibre entre quatre Ă©lĂ©ments :
- â€ïž Ce que tu aimes profondĂ©ment
- đ± Ce dans quoi tu es naturellement doué·e
- đ Ce dont le monde a besoin
- đ« Ce que tu peux offrir, transmettre ou incarner
Mais attention : lâIkigaĂŻ nâest pas une Ă©quation parfaite.
Il nâest pas figĂ©. Il Ă©volue avec les saisons de la vie.
Un chemin intérieur, pas une injonction
Trouver son ikigai, ce nâest pas se mettre la pression pour ârĂ©ussir sa vieâ.
Câest au contraire ralentir, Ă©couter, ressentir.
Parfois, ton Ikigaï est déjà là :
- dans un regard bienveillant
- dans une crĂ©ation faite avec le cĆur
- dans une présence offerte aux autres
- dans une vie simple, alignée, vivante
Se souvenir plutĂŽt que chercher
On dit souvent que lâon trouve son IkigaĂŻ.
Mais en rĂ©alitĂ©, on sâen souvient.
Il Ă©tait lĂ dans lâenfance.
Il murmure encore dans ce qui te touche, tâĂ©meut, tâapaise.
Et si lâIkigaĂŻ nâĂ©tait pas un butâŠ
Mais une maniĂšre dâhabiter la vie ?
Revenir Ă ce qui tâanime vraiment
Prends un carnet. Ăcris sans filtre.
- Quâest-ce qui te fait perdre la notion du temps ?
- Quâaimais-tu faire enfant, naturellement ?
- Quâest-ce que tu ferais mĂȘme si personne ne te regardait ?
đ« Indice prĂ©cieux : ce qui est simple pour toi est souvent prĂ©cieux pour les autres.
Ăcouter tes talents
(mĂȘme ceux que tu minimises)
Demande-toi :
- Pour quoi les gens viennent-ils spontanément vers toi ?
- Quâest-ce que tu fais avec facilitĂ©, douceur, Ă©vidence ?
- Quâest-ce que tu transmets sans tâen rendre compte ?
đ Ton IkigaĂŻ se cache souvent lĂ oĂč tu dis :
« Oh ça, ce nâest rien⊠»
Observer ce qui te touche dans le monde
- Quelles injustices te révoltent ?
- Quelles causes te font pleurer ou vibrer ?
- Qui aimerais-tu aider, accompagner, apaiser ?
Ton ikigai naĂźt souvent dâune blessure transformĂ©e en lumiĂšre âš
Imaginer une forme concrĂšte
Lâikigai nâest pas toujours un mĂ©tier unique.
Il peut ĂȘtre :
- un mode de vie
- une façon dâĂȘtre au monde
- une crĂ©ation (Ă©criture, art, accompagnementâŠ)
- une présence (prendre soin, écouter, relier)
Demande-toi :
Comment puis-je offrir cela, Ă ma maniĂšre, mĂȘme Ă petite Ă©chelle ?
Une vérité importante
đ Tu ne trouves pas ton ikigai.
đ Tu tâen souviens.
Il évolue avec toi, avec tes saisons, tes deuils, tes renaissances.
Petit rituel doux
Un matin calme :
- une tasse chaude
- une main sur le cĆur
- et cette question murmurée :
Quâest-ce que la vie attend de moi en ce moment ?
Ăcris. Sans rĂ©flĂ©chir.

